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Inégalités femmes-hommes : l'embellie ?

Inégalités femmes-hommes : l'embellie ?

Article paru dans l'Opinion le 9 septembre 2019 (journaliste : Cécile Lemoine)

A mesure que leurs index sont rendus publics, les entreprises de taille intermédiaire apparaissent bonnes élèves, malgré une sous-représentation des femmes parmi les salaires les plus élevés.

Imposée aux grandes entreprises depuis le 1er mars 2019, obligation de mettre en ligne un index d'égalité salariale s'applique depuis le 1er septembre aux entreprises de taille intermédiaire (ETI, au moins 250 salariés). Inscrit dans la loi depuis 2018, cet indicateur combine 5 critères et aboutit à une note sur 100. Le dispositif permet aux entreprises de se situer en terme de parié professionnelle et de mettre en place des mesures pour remédier aux inégalités.

78,88,98 sur 100... Les bonnes notes pleuvent parmi les entreprises de plus de 250 salariés soumises à leur premier contrôle de la rentrée : l'index de l'égalité femmes-hommes. Elles sont 5.800 à rejoindre les grandes entreprises au tableau depuis le 1er septembre, après celles de plus de 1.000 salariés, concernées depuis mars. Déjà 64% de ces ETI ont mis en ligne leur index, a précisé le ministre du travail, Muriel PENICAUD, au Parisien.

Les premiers de la classe communiquent sur leurs résultats. Chez AstraZeneca, une entreprise de biopharmaceutique, on s'enorgueillit d'une note presque parfaite : 98/100. Les points de l'index sont attribués en fonction de 5 critères : la mesure des écarts de rémunération, de répartition des augmentations et des promotions, mais aussi le pourcentage des salariées augmentées à leur retour de congé maternité, et enfin, le nombre de femmes parmi les 10 plus hautes rémunérations. AstraZeneca, qui compte 67% de femmes dans ses effectifs globaux en France, et 52% de femmes managers, a perdu ses 2 points sur le premier indicateur, l'écart de rémunération.  

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