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Rééquilibrer le développement de nos territoires <> Renforcer leur tissu local de PME & ETi

Rééquilibrer le développement de nos territoires <> Renforcer leur tissu local de PME & ETi

L’institut Montaigne, dont Katalyse est membre, vient de publier un rapport intitulé « Rééquilibrer le développement de nos territoires ».

Le rapport propose quatre axes d’actions :

  • Investir dans les infrastructures numériques : un levier pour l’interconnexion et l’émancipation des territoires : la couverture numérique du territoire (haut débit/5G) représente un enjeu clé de la répartition différenciée de l’activité économique sur le territoire et du développement de nouvelles formes de travail (télétravail, coworking, etc.). En s’inspirant du mécanisme allemand, la France devrait consacrer une part plus substantielle de son plan de relance à l’accélération de l’équipement des territoires en 5G par les attributaires de fréquences, et ce bien avant l’échéance de 2025. Un appui financier aux #PME et #ETi présentes dans les milieux épars, visant à faciliter leur conversion numérique, est également primordial pour favoriser le maillage économique à l’échelle nationale. Dans cette perspective, ces entreprises pourraient bénéficier d’un crédit d’impôt d’investissement technologique (CIMT) visant à soutenir leurs efforts en matière de recherche de compétitivité.
  • Relever le défi de l’éco-mobilité pour renforcer l’attractivité des territoires : une partie des moyens déployés dans le cadre du plan de relance devrait être fléchée vers le verdissement de l’économie des territoires épars. Le développement d’infrastructures hydrogène et électrique doit permettre la refonte de la pendularité entre villes moyennes. Les investissements effectués par les collectivités en ce sens devraient ainsi bénéficier d’un appui national, avec une attention particulière portée aux territoires à faible capacité de déploiement. A l’instar des modèles allemand et italien, nous devrions également poursuivre l’ambition de bâtir un réseau ferroviaire du quotidien à grande vitesse.
  • Soutenir le développement d’une offre de formation universitaire et professionnelle d’excellence dans les territoires : l’investissement dans le capital humain au plus près des entreprises présentes sur les territoires représente l’une des clés de rebond de l’activité économique de cette France rurale et des villes moyennes. Aujourd’hui, la concentration très marquée des établissements d’enseignement supérieur dans les grandes métropoles françaises contraint la mobilité de la jeunesse. Cette polarisation participe de l’affaiblissement en compétences de certains territoires, qui sont pénalisés par la captation des talents dans les métropoles. Le développement d’une offre d’enseignement supérieur généraliste dans les territoires doit permettre un accès plus équitable au niveau national. Par ailleurs, le renforcement d’une offre d’enseignement spécialisé pourrait être à l’origine d’un effet d’entraînement sur l’écosystème local, et permettre de stimuler l’activité économique dans les territoires épars.
  • Différencier l’action publique au profit des territoires épars, pour renforcer le tissu local des PME et des ETI : les entreprises de dimension modeste, plus souvent implantées dans les territoires épars, risquent d’être particulièrement affectées par la crise économique. Il convient donc de les soutenir, en portant une attention particulière aux #PME et #ETI qui y sont installées. A court terme, la suppression totale de la CVAE pourrait être privilégiée dans les villes moyennes et les territoires épars, afin de favoriser l’investissement des #PME&ETi dans un contexte économique délétère. A plus long terme, la fiscalité du patrimoine, pourrait être largement allégée pour verrouiller la conservation de l’emploi en France, et la transmission du capital productif dans les territoires. Le recours à cet outil fiscal doit être limité aux emplois dans les territoires épars et à la condition du maintien de ces emplois sur une période de plusieurs années.

Convaincu du rôle majeur des PME & ETI dans le développement des territoires, Jean-François Lécole, Président de Katalyse, cabinet de conseil en stratégie, a contribué à ce travail en apportant des éléments de comparaison avec nos voisins allemand et italien et en proposant des actions qui favorisent le développement des PME & ETI irriguant nos territoires.

L’Institut Montaigne, Think tank indépendant créé en 2000, est une plate-forme de réflexion, de propositions et d’expérimentations consacrée aux politiques publiques en France et en Europe. À travers ses publications et les événements qu’il organise, il souhaite jouer pleinement son rôle d’acteur du débat démocratique avec une approche transpartisane. Ses travaux sont le fruit d’une méthode d’analyse et de recherche rigoureuse et critique, ouverte sur les comparaisons internationales. Association à but non lucratif, l’Institut Montaigne réunit des chefs d’entreprise, des hauts fonctionnaires, des universitaires et des personnalités issues d’horizons divers. Ses financements sont exclusivement privés, aucune contribution n’excédant 1,5 % d’un budget annuel de 6,5 millions d’euros.